
Le procureur suisse chargé de l’enquête sur l’accident de Sierre était à Saint-Trond ce mardi matin pour une rencontre avec les familles des victimes. La distraction ou un malaise du chauffeur seraient à l’origine du drame. La justice suisse envisage de classer l’affaire.
Les familles des victimes sont venues dans l’espoir d’obtenir une réponse claire. Plus d’un an après l’accident, elles étaient là pour entendre les conclusions de l’enquête. Mais ce mardi matin, aucune certitude au rendez-vous. Car selon les dernières expertises, les causes de l’accident sont multiples.
« Il y a peut-être encore des réponses complémentaires qui vont apparaître avec une vraie reconstitution de l’accident »
L’inattention du chauffeur, un malaise ou une combinaison des deux auraient provoqué l’accident. « Il y a peut-être encore des réponses complémentaires qui vont apparaître avec une vraie reconstitution de l’accident. Mais je vais attendre d’avoir lu l’avis du procureur pour savoir s’il a assez de résultats dans l’enquête technique afin d’organiser une reconstitution », a indiqué Dirk Vanden Broer, l’avocat des familles.
L’artère coronaire gauche du chauffeur était fragile
Si le malaise est retenu, c’est que l’artère coronaire gauche du chauffeur était fragile. Selon l’expertise, un lien est possible entre cette pathologie et l’accident. « [La pathologie coronarienne constatée] peut provoquer un infarctus aigu, une angine de poitrine ou/et une arythmie cardiaque ; Elle aurait pu causer un malaise à l’origine de la perte de maîtrise du véhicule impossible à détecter a posteriori, même si ce phénomène est rare », peut-on lire dans le dernier rapport d’expertise du procureur du Valais, Olivier Elsig.
La thèse du suicide écartée
La thèse du suicide a en revanche été écartée. Le chauffeur prenait de la paroxétine, un antidépresseur, mais les effets secondaires n’auraient pas eu d’influence. « Compte tenu de l’âge du chauffeur (34 ans) et de la durée du traitement, il est peu probable que la paroxétine ait favorisé une impulsivité suicidaire; d’ailleurs, le médecin traitant du chauffeur a précisé qu’il n’avait aucune raison de penser que son patient était suicidaire », indique encore le rapport.
Affaire classée?
La responsabilité du chauffeur étant privilégiée, les autorités suisses veulent classer l’affaire. Mais certains parents, insatisfaits, envisagent de demander des compléments d’enquête.
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